Santé, bonheur et joie dans vos cœurs …
Et que nous poursuivions, ensemble, la pression à l’encontre de la politique actuelle de l’état d’Israël, mais également envers nos dirigeants et l’ensemble de la communauté internationale pour qu’une paix juste et durable puisse s’installer au Proche-Orient.
samedi 2 janvier 2010
Jeudi 31 décembre, Euro Palestine maintient la pression
Le sit-in devant l’ambassade de France se poursuit. Les manifestants ne quitteront la zone où ils sont confinés qu’au moment de prendre l’avion du retour.
Jeudi 31 décembre, à Gaza et à Erez
L'info tombe : les 85 personnes « autorisées » entrent dans la bande de Gaza.
D'autre part, la marche parallèle qui s'organisait jusqu'à Erez, en Israël, par le camp de la paix israélien a réuni entre 500 et 1000 personnes.
The International Solidarity Movement fait part du témoignage de Mouad Khatib, 24 ans, traducteur à Haifa.
"Nous voulons lever le siège de Gaza", mais nos autres demandes, qui sont tout aussi essentielles – je ne les qualifierais pas de secondaires – sont de demander au gouvernement égyptien et au président Hosni Mubarak de ne pas participer au siège, » dit-il.
« Nous disons aussi au peuple palestinien à Gaza : nous formons un seul peuple et nous sommes avec vous. Nous leur demandons de ne pas cesser de défendre leur terre, » a-t-il ajouté.
A la question s’il pensait que les manifestations auraient un effet significatif sur la politique israélienne ou égyptienne, il a dit : « Je ne pense pas – ils n’écoutent pas leur propre population. Mais au moins, en nous-mêmes, en conscience, nous saurons que nous ne sommes pas restés là, à regarder. »
D'autre part, la marche parallèle qui s'organisait jusqu'à Erez, en Israël, par le camp de la paix israélien a réuni entre 500 et 1000 personnes.
The International Solidarity Movement fait part du témoignage de Mouad Khatib, 24 ans, traducteur à Haifa.
"Nous voulons lever le siège de Gaza", mais nos autres demandes, qui sont tout aussi essentielles – je ne les qualifierais pas de secondaires – sont de demander au gouvernement égyptien et au président Hosni Mubarak de ne pas participer au siège, » dit-il.
« Nous disons aussi au peuple palestinien à Gaza : nous formons un seul peuple et nous sommes avec vous. Nous leur demandons de ne pas cesser de défendre leur terre, » a-t-il ajouté.
A la question s’il pensait que les manifestations auraient un effet significatif sur la politique israélienne ou égyptienne, il a dit : « Je ne pense pas – ils n’écoutent pas leur propre population. Mais au moins, en nous-mêmes, en conscience, nous saurons que nous ne sommes pas restés là, à regarder. »
Jeudi 31 décembre, dès 10h : Manifestation près du Musée du Caire
La police bloque les hôtels.
L’info vient de tomber, on se disperse, on sème la flicaille au pas de course, on change d’hôtel, on s’en va rejoindre la manif …
Afin de dénoncer le blocage de la marche, le siège et le blocus de la bande de Gaza, une marche au Caire était prévue.
L’idée était de partir du Musée d’archéologie et de marcher ensemble, le plus loin possible. En à peine quelques centaines de mètres, le convoi de +- 300 personnes est encerclé par un cordon de police.
Début violent : les CRS divisent et fractionnent les manifestants afin de les comprimer sur le trottoir et de les obliger à quitter la rue, pour ne pas entraver la circulation. Les coups volent, les personnes aux premières lignes sont empoignées, frappées, poussées, jetées. Certains policiers en civil s’en donnent à cœur joie. Les femmes arabes en sont les premières victimes. Des appareils photos et caméras sont également arrachés. La manifestation se poursuivra dans le calme.
La police ferme la station de métro toute proche et interdit aux égyptiens de trainer aux alentours. Coups de klaxons, …
Drapeaux, slogans, accordéons, danses et chants.
"Freedom for the palestinian people", "Free Gaza", "Resistance", "Boycott
Israël", ...
Un meeting s’improvise. Plusieurs représentants de différentes délégations vont se succéder et se passer la parole: Suisse, Canada, Italie, Afrique du Sud, Barhein, Inde, Ecosse, France, … Les discours expriment nos revendications et notre détermination à poursuivre la résistance de manière commune. Les messages de paix sont partagés. Madame Epstein et Monseigneur Gaillot font partie des manifestants.
Après en avoir interdit toute sortie pendant plusieurs heures, il est autorisé de quitter la manifestation … Vers 14h30, nous décidons de sortir nous désaltérer. Nous serons alors pistés par un policier en civil, peu discret, qui finira par s’installer à notre table et qui devra, le pauvre, patienter le temps que son supérieur lui accorde le droit de rejoindre sa famille …
L’info vient de tomber, on se disperse, on sème la flicaille au pas de course, on change d’hôtel, on s’en va rejoindre la manif …
Afin de dénoncer le blocage de la marche, le siège et le blocus de la bande de Gaza, une marche au Caire était prévue.
L’idée était de partir du Musée d’archéologie et de marcher ensemble, le plus loin possible. En à peine quelques centaines de mètres, le convoi de +- 300 personnes est encerclé par un cordon de police.
Début violent : les CRS divisent et fractionnent les manifestants afin de les comprimer sur le trottoir et de les obliger à quitter la rue, pour ne pas entraver la circulation. Les coups volent, les personnes aux premières lignes sont empoignées, frappées, poussées, jetées. Certains policiers en civil s’en donnent à cœur joie. Les femmes arabes en sont les premières victimes. Des appareils photos et caméras sont également arrachés. La manifestation se poursuivra dans le calme.
La police ferme la station de métro toute proche et interdit aux égyptiens de trainer aux alentours. Coups de klaxons, …
Drapeaux, slogans, accordéons, danses et chants.
"Freedom for the palestinian people", "Free Gaza", "Resistance", "Boycott
Israël", ...
Un meeting s’improvise. Plusieurs représentants de différentes délégations vont se succéder et se passer la parole: Suisse, Canada, Italie, Afrique du Sud, Barhein, Inde, Ecosse, France, … Les discours expriment nos revendications et notre détermination à poursuivre la résistance de manière commune. Les messages de paix sont partagés. Madame Epstein et Monseigneur Gaillot font partie des manifestants.
Après en avoir interdit toute sortie pendant plusieurs heures, il est autorisé de quitter la manifestation … Vers 14h30, nous décidons de sortir nous désaltérer. Nous serons alors pistés par un policier en civil, peu discret, qui finira par s’installer à notre table et qui devra, le pauvre, patienter le temps que son supérieur lui accorde le droit de rejoindre sa famille …
Mercredi 30 décembre, Place Al Hussein, manifestation à la bougie
A 18h, en pleine zone touristique, nous nous rassemblons en silence, bougies à la main, de manière symbolique.
Témoignage d'une survivante de la Shoa
HEDY EPSTEIN'S STATEMENT
Here's Hedy's statement which she read standing on a chair in front of the two buses waiting to leave for Gaza:
As much as I yearn to go to Gaza, I have decided not to join those 100 of you who are going. Here are my reasons for the most difficult and heart rending decision I have made in my life:
The goal of this march is to break the siege of Gaza. Fourteen hundred people died in Gaza last year at this time. Fourteen hundred people should be marching to Gaza NOW. In the last two days we have witnessed the effects of an authoritarian government. This repression transcends the Egyptian Government.
The US Government and the Israeli Government are responsible for the siege of Gaza.
I will not be complicit. I wil not be complicit.
My work to free the one and a half million of Gaza's people continues.
- Hedy en grève de la faim depuis lundi.
Here's Hedy's statement which she read standing on a chair in front of the two buses waiting to leave for Gaza:
As much as I yearn to go to Gaza, I have decided not to join those 100 of you who are going. Here are my reasons for the most difficult and heart rending decision I have made in my life:
The goal of this march is to break the siege of Gaza. Fourteen hundred people died in Gaza last year at this time. Fourteen hundred people should be marching to Gaza NOW. In the last two days we have witnessed the effects of an authoritarian government. This repression transcends the Egyptian Government.
The US Government and the Israeli Government are responsible for the siege of Gaza.
I will not be complicit. I wil not be complicit.
My work to free the one and a half million of Gaza's people continues.
- Hedy en grève de la faim depuis lundi.
Mercredi 30 décembre : 2 bus vers Gaza
Le gouvernement égyptien joue avec nos pieds. Après avoir refusé l’accès aux marcheurs à Gaza, après avoir interdit tout déplacement des délégations en bus vers Rafah, après avoir multiplié les checks-points, après avoir organisé des filatures, des contrôles, des interrogatoires, voilà que Madame Mubarak, sous la pression de l’ambassade américaine, offre 2 bus avec 100 places pour Gaza.
Réunions, débat et consensus : la grande majorité des marcheurs est d’accord : nous irons à 1400 ou nous n’irons pas. L’objectif de tous les marcheurs internationaux était de dénoncer, en nombre, un siège illégal à côté de nos partenaires palestiniens. Nous ne voulons pas nous laisser diviser ni corrompre.
Les 2 bus autorisés à passer seront, quant à eux, composés à 85% d’Américains, qui ne représentent politiquement pas l'ensemble de la « Freedom Gaza March ».
En soirée, PINGO, la plateforme des ONG palestiniennes, annonce qu’elle ne participera pas non plus à la marche, en raison du risque d'être récupérée par le Hamas.
Réunions, débat et consensus : la grande majorité des marcheurs est d’accord : nous irons à 1400 ou nous n’irons pas. L’objectif de tous les marcheurs internationaux était de dénoncer, en nombre, un siège illégal à côté de nos partenaires palestiniens. Nous ne voulons pas nous laisser diviser ni corrompre.
Les 2 bus autorisés à passer seront, quant à eux, composés à 85% d’Américains, qui ne représentent politiquement pas l'ensemble de la « Freedom Gaza March ».
En soirée, PINGO, la plateforme des ONG palestiniennes, annonce qu’elle ne participera pas non plus à la marche, en raison du risque d'être récupérée par le Hamas.
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